L'économie serbe repose sur un socle industriel hérité de la période yougoslave, recomposé depuis 2000 par l'arrivée de capitaux étrangers, et sur des services qui fournissent près de 59 % de la valeur ajoutée. L'industrie pèse environ 23 % et l'agriculture un peu plus de 3 %, cette dernière occupant une part de la population active bien supérieure à son poids économique.
La plaine de Voïvodine offre des sols parmi les plus fertiles d'Europe et concentre la production de maïs, de blé, de tournesol et de soja. Les vergers du centre du pays placent la Serbie parmi les premiers exportateurs mondiaux de framboises congelées. La filière agroalimentaire dégage un excédent commercial régulier, tandis que la taille réduite des exploitations et l'irrigation insuffisante limitent les rendements.
L'usine Stellantis de Kragujevac produit la Fiat Grande Panda depuis la fin de 2024, en version électrique puis thermique. Autour d'elle s'est constitué un tissu d'équipementiers étrangers spécialisés dans les faisceaux de câbles et les composants électroniques, implantés à Niš, Leskovac ou Zrenjanin. Le matériel électrique et les véhicules figurent parmi les premiers postes d'exportation.
Le lignite du bassin de Kolubara alimente la majeure partie de la production électrique, complétée par l'hydroélectricité du Danube et de la Drina. Le cuivre et l'or de Bor sont exploités par le groupe chinois Zijin. Le raffinage pétrolier dépend de la société NIS, contrôlée par des intérêts russes et visée par des sanctions américaines depuis 2025. Le projet de mine de lithium de la vallée du Jadar reste bloqué par une forte opposition locale.
Le commerce, la banque, les télécommunications et le transport concentrent l'essentiel de l'emploi urbain. Le secteur bancaire, assaini après les années 1990, appartient majoritairement à des groupes autrichiens, italiens et hongrois.
Les exportations de services informatiques ont atteint 4,55 milliards d'euros en 2025 et constituent le premier excédent sectoriel du pays. Belgrade, Novi Sad et Niš accueillent des centres de développement de multinationales, des sociétés de sous-traitance et un grand nombre d'indépendants travaillant pour des clients occidentaux.
Le tourisme représente environ 1,4 % du produit intérieur brut, avec près de quatre millions de visiteurs par an. La fréquentation se partage entre le tourisme urbain de Belgrade et de Novi Sad, les stations thermales et les massifs de Kopaonik et Zlatibor.
Les estimations situent l'activité non déclarée entre 12 et 20 % du produit intérieur brut selon la méthode retenue, les salaires versés hors déclaration en formant la part principale. Le phénomène recule lentement sous l'effet de la facturation électronique et du contrôle fiscal.