Economie de la Serbie

La Serbie occupe une position intermédiaire entre les économies de l'Union européenne et celles des Balkans occidentaux. Candidate à l'adhésion depuis 2012, elle a stabilisé ses grands équilibres après la crise de 2008 et enregistre depuis une croissance régulière, portée par l'industrie exportatrice, les services aux entreprises et l'investissement public. Le revenu par habitant reste toutefois inférieur à la moitié de la moyenne européenne et l'écart de développement entre Belgrade, la Voïvodine et le sud du pays demeure marqué.

Croissance et structure du produit intérieur brut

Le produit intérieur brut a progressé de 3,9 % en 2024, puis de 2,0 % seulement en 2025, un ralentissement lié au recul de la construction et à une année politiquement agitée. La Banque nationale de Serbie attend une croissance voisine de 3 % en 2026, après un deuxième trimestre mesuré à 3,6 %. Les services fournissent près de 59 % de la valeur ajoutée, l'industrie environ 23 % et l'agriculture un peu plus de 3 %.

Inflation et politique monétaire

Après un pic supérieur à 12 % en 2022 et 2023, l'inflation est retombée à 4,6 % en moyenne en 2024, puis autour de 3,8 % en 2025. Elle s'établissait à 1,9 % sur un an en juillet 2026, sous le point médian de la cible officielle. Le taux directeur de la banque centrale reste fixé à 5,75 % depuis septembre 2024.

Chômage et salaires

Le chômage tourne autour de 8 % de la population active, contre plus de 20 % au début des années 2010, mais le taux d'emploi plafonne un peu au-dessus de 50 %. Les rémunérations montent vite, avec une hausse réelle de 7,1 % en 2025, le salaire net moyen dépassant 1 000 euros par mois au début de 2026.

Finances publiques et dette

Le déficit budgétaire est resté proche de 2 % du produit intérieur brut en 2024 et se maintient sous 3 % depuis. La dette publique a été ramenée de plus de 70 % du produit intérieur brut au milieu des années 2010 à environ 44 % à la mi-2026, l'un des niveaux les plus bas de la région.

Comptes extérieurs et réserves

Le déficit courant a atteint 4,7 % du produit intérieur brut en 2024. Le déficit commercial sur les biens n'est compensé qu'en partie par les services, le tourisme et les transferts de la diaspora, ces derniers représentant environ 4,5 milliards d'euros. Les investissements directs étrangers, supérieurs à 4,5 milliards d'euros par an, couvrent largement ce besoin de financement, et les réserves de change s'élevaient à 30,5 milliards d'euros en juillet 2026.