La Serbie combine des fêtes civiles et des fêtes religieuses orthodoxes, ce qui donne un calendrier décalé par rapport à celui de l'Europe occidentale. Plusieurs jours fériés s'étendent sur deux journées consécutives et les congés de Pâques couvrent quatre jours. Un voyageur doit tenir compte de ces périodes, pendant lesquelles administrations et banques ferment, même si les commerces et les restaurants restent souvent ouverts.
L'Église orthodoxe serbe suit le calendrier julien, en retard de treize jours sur le calendrier grégorien. Noël tombe donc le 7 janvier et le Nouvel An dit serbe se fête dans la nuit du 13 au 14 janvier, sans être férié. Pâques est calculée selon le comput orthodoxe et coïncide rarement avec Pâques catholique, l'écart pouvant atteindre plusieurs semaines.
La loi sur les fêtes d'État fixe les journées non travaillées suivantes.
Lorsqu'un jour férié civil tombe un dimanche, le jour ouvrable suivant devient chômé. La Serbie est l'un des rares pays à faire du 11 novembre un jour férié, en souvenir des pertes considérables subies pendant la Première Guerre mondiale, et les Serbes y portent un insigne représentant la ramonda, une fleur devenue symbole de résurrection nationale.
D'autres dates sont marquées officiellement sans interrompre le travail.
La législation accorde à chaque salarié orthodoxe le droit de s'absenter le premier jour de sa slava, la fête du saint patron de sa famille. Les salariés catholiques, protestants, musulmans et juifs bénéficient d'une disposition équivalente pour leurs propres fêtes principales.